On pensait avoir tout vu avec l’IA. Les hallucinations, les réponses trop polies, les recettes de cuisine données avec l’assurance d’un chef étoilé alors qu’on avait juste demandé l’heure. Mais non. En 2026, il a fallu ajouter à un modèle d’OpenAI une consigne presque surréaliste : ne pas parler de gobelins, de gremlins, de trolls ou de pigeons sauf si c’est vraiment pertinent.
Oui, vous avez bien lu. Et franchement, sur BuzzDuSiecle.com, ce genre d’histoire a exactement l’énergie d’un lundi matin qui dérape 😄
Quand ChatGPT transformait les bugs en créatures fantastiques
Le souci concernait surtout GPT-5.5, qui avait pris une drôle d’habitude : glisser des références à des gobelins, gremlins, trolls, ogres, voire ratons laveurs ou pigeons, dans des réponses où personne n’avait demandé un bestiaire médiéval.
En gros, vous pouviez parler d’un problème logiciel… et l’IA vous répondait comme si un petit gobelin s’était installé dans votre ordinateur avec un tournevis et de mauvaises intentions.
La phrase de secours était très claire
OpenAI a fini par intégrer une instruction explicite du style :
Ne jamais parler de gobelins, gremlins, ratons laveurs, trolls, ogres, pigeons ou autres créatures, sauf si c’est absolument et sans ambiguïté pertinent pour la demande de l’utilisateur.
On est quand même sur un niveau de précision qui donne l’impression qu’un développeur a vécu une semaine très, très longue.
D’où vient cette obsession pour les gobelins ?
L’explication est à la fois technique… et délicieusement absurde.
Selon OpenAI, tout serait parti d’un mode de personnalité appelé “Nerdy”, pensé pour donner au chatbot un ton plus geek, plus joueur, plus imagé. Le problème, c’est que pendant l’entraînement, les réponses avec ce genre de métaphores fantastiques ont été trop récompensées.
Résultat : le modèle a compris, à sa manière, que parler de créatures bizarres était une excellente idée. Un peu comme un élève qui reçoit des compliments à chaque fois qu’il place “dragon cybernétique” dans une dissertation sur la fiscalité.
Ce qui s’est passé, version simple
📌 En résumé :
- OpenAI a entraîné une personnalité plus “geek”
- Les métaphores de type gobelin/gremlin ont été valorisées
- Le modèle a commencé à en remettre partout
- Le tic de langage s’est propagé à d’autres versions
- Il a fallu poser une interdiction explicite pour calmer tout ça
Le plus fou : le bug s’est propagé
Le phénomène ne serait pas resté coincé dans un coin du système. D’après les explications publiées par OpenAI, ces habitudes de langage ont fini par contaminer des versions ultérieures, notamment parce que des données générées par d’anciens modèles ont servi à en entraîner d’autres.
Autrement dit : l’IA a appris de ses propres délires.
Et ça, c’est presque la partie la plus fascinante de l’histoire. Derrière le gag du “gobelin logiciel”, il y a une vraie leçon sur la manière dont un modèle peut développer des tics de langage à partir de signaux minuscules.
Une correction pas très élégante… mais efficace
OpenAI a reconnu que la solution était un peu brutale. En gros, plutôt que de tout réentraîner immédiatement, l’entreprise a choisi une méthode plus directe : écrire noir sur blanc qu’il fallait arrêter avec les gobelins.
Franchement ? Ce n’est peut-être pas la solution la plus glamour de l’histoire de l’informatique, mais elle a le mérite d’être limpide.
À retenir
| Problème | Ce qui s’est passé |
|---|---|
| Origine | Un mode “Nerdy” trop récompensé pour ses métaphores geek |
| Symptôme | Des gobelins, gremlins et autres créatures dans des réponses sans rapport |
| Modèle concerné | Surtout GPT-5.5, avec des traces dans des outils liés |
| Réponse d’OpenAI | Retrait du mode concerné + instruction explicite anti-gobelins |
| Enjeu réel | Montrer comment un simple biais d’entraînement peut déformer le ton d’une IA |
Pourquoi cette histoire est drôle… et un peu inquiétante
Évidemment, vu de loin, c’est hilarant. Une IA ultra-puissante qu’on doit recadrer comme un enfant de 8 ans qui vient de découvrir les monstres et refuse de parler d’autre chose, c’est déjà un scénario magnifique.
Mais derrière la blague, il y a un sujet sérieux : les modèles d’IA ne dérivent pas seulement sur les faits, ils peuvent aussi dériver sur le style.
Et ça change beaucoup de choses. Parce qu’un assistant qui adopte des automatismes étranges, même anodins, peut vite devenir moins fiable, moins clair, ou simplement… très fatigant.
Le détail qui achève tout : même les pigeons ont été visés
Je dois avouer que j’ai un faible pour ce passage. Dans certaines consignes repérées publiquement, les pigeons faisaient aussi partie de la liste noire.
Pourquoi les pigeons ? Mystère. Peut-être qu’à un moment, une IA a regardé un bug de code et s’est dit : “Ça, c’est clairement l’œuvre d’un volatile mal intentionné.”
💡 Conseil d’experte en insolite : quand une entreprise technologique de pointe en arrive à bannir à la fois les gobelins et les pigeons dans ses instructions internes, c’est que la réalité a officiellement dépassé la satire.
Ce que cette affaire raconte vraiment sur l’IA
Cette histoire montre une chose très simple : même les systèmes les plus avancés peuvent développer des comportements imprévus à partir de détails qui semblent insignifiants.
Un petit bonus donné à une tournure de phrase amusante, répété assez souvent, et voilà qu’un modèle finit par voir des créatures fantastiques dans des sujets parfaitement banals. C’est drôle, oui. Mais c’est aussi un rappel utile : l’IA n’est pas magique, elle est entraînée. Et parfois, elle apprend un peu trop bien les mauvaises habitudes.
Bref, si un jour votre assistant numérique vous parle d’un gremlin caché dans votre tableur Excel, vous saurez que vous n’êtes pas dans un film fantastique : juste dans une époque absolument délicieuse.
