12 septembre 2026
À Brest, 15 Chats géants ont envahi la ville… et c’est parfaitement normal

À Brest, 15 Chats géants ont envahi la ville… et c’est parfaitement normal

Si vous passez à Brest en ce moment et que vous tombez nez à moustaches avec un énorme Chat en pleine rue, pas de panique : vous n’avez ni trop forcé sur le kouign-amann, ni basculé dans un univers parallèle. 😄 Jusqu’au 5 octobre 2026, la ville bretonne accueille quinze sculptures monumentales du Chat de Philippe Geluck.

Et franchement, voir ce félin philosophe, absurde et délicieusement impertinent trôner dans les rues de Brest, c’est le genre d’info insolite que j’adore raconter sur BuzzDuSiecle.com : c’est à la fois artistique, un peu surréaliste, et totalement irrésistible.

Le Chat de Geluck prend l’air marin

Philippe Geluck, le célèbre auteur belge derrière Le Chat, était de passage à Brest jeudi 10 septembre 2026 pour visiter l’exposition et rencontrer ses lecteurs. Installé en terrasse rue de Siam — oui, rien que le nom de la rue a déjà un petit parfum de roman — il a attiré les admirateurs comme un aimant à croquettes.

L’exposition brestoise n’est pas une petite fantaisie posée à la va-vite entre deux pots de fleurs municipaux. On parle ici de quinze sculptures monumentales, chacune pesant environ 3 tonnes. Autrement dit, ce n’est pas le genre de chat qu’on déplace en disant : “Allez, minou, descends du meuble.”

Pourquoi c’est si insolite ?

Parce qu’on ne croise pas tous les jours :

  • un personnage de BD géant en balade urbaine ;
  • des œuvres aussi lourdes qu’un très gros caprice logistique ;
  • des passants qui peuvent littéralement dire : “Je vais voir le Chat en ville” sans parler de leur animal de compagnie.

Une histoire d’amour longue de 43 ans

Ce que je trouve génial dans cette histoire, c’est que tout a commencé de façon presque intime. Philippe Geluck a raconté que Le Chat est apparu dans sa vie privée il y a 43 ans. D’abord pour remercier les invités de son mariage, puis pour annoncer la naissance de son fils.

Et là, on se dit : certains offrent des dragées, lui a lancé un monument de l’humour francophone. Pas mal comme départ.

Depuis, le personnage a parcouru un chemin assez vertigineux :

Ce qu’il faut retenir sur Le ChatChiffres / infos
Ancienneté du personnage43 ans
Albums vendus par Philippe Geluckplus de 15 millions
Langues de traduction17
Exemplaires de La Bible selon le chat450 000
Prochain album annoncé2027
Musée du Chat prévu2028 à Bruxelles

📌 À retenir
Le Chat n’est pas juste un personnage drôle : c’est une véritable institution de la BD belge et francophone, avec un humour absurde, pince-sans-rire, qui fonctionne aussi bien sur papier qu’en sculpture géante.

Brest, terrain de jeu parfait pour un chat géant

L’exposition est portée localement par l’association Les Vitrines de Brest, avec plusieurs soutiens, dont la librairie Dialogues, la CCI et des partenaires privés. Et visiblement, installer des chats de 3 tonnes dans une ville demande un peu plus de préparation qu’accrocher une affiche sur un abribus.

Le maire de Brest a d’ailleurs rappelé qu’il avait fallu choisir les emplacements avec soin, notamment à cause des contraintes de sol et de remblais. En clair : même dans l’art, il faut parfois penser comme un ingénieur.

Et c’est peut-être ça qui rend l’affaire encore plus savoureuse : derrière l’image d’un gros chat rigolard posé au coin d’une rue, il y a une vraie opération millimétrée. Le chaos apparent, mais version très organisée. Un peu comme ma cuisine quand je “fais juste un gâteau”.

Philippe Geluck, l’homme qui fait rire avec un sérieux déconcertant

Ce qui ressort aussi de son passage à Brest, c’est la personnalité de Geluck : accessible, chaleureux, avec ce sens du trait et de la réplique qui semble ne jamais le quitter.

Il raconte avoir été un enfant déjà très drôle. Son tout premier bon mot ? À propos du chat un peu rond de ses voisins, incapable de passer une porte entrouverte :

“Il s’appelle passe-partout mais il ne passe nulle part.”

Franchement, si vous commencez votre carrière humoristique comme ça, autant dire que le destin a déjà signé le contrat.

Tout le monde n’adore pas… et c’est presque encore plus drôle

Le plus savoureux dans cette histoire, c’est que l’accueil n’a pas toujours été unanimement enthousiaste dans les autres villes. Philippe Geluck a raconté qu’à Bordeaux, une dame lui a dit que ses sculptures étaient “horribles”, et qu’à Genève, une autre lui a carrément confié qu’elle les détestait.

Alors oui, imaginer un immense Chat stoïque face à des critiques de trottoir, c’est déjà une scène en soi. Mais au fond, c’est aussi la preuve qu’une œuvre publique vit vraiment quand elle provoque des réactions.

💡 Conseil d’experte en insolite
Quand une expo en plein air suscite à la fois des sourires, des selfies et quelques grimaces outrées, c’est souvent qu’elle a tapé juste. L’indifférence, c’est bien plus triste qu’un “je déteste” lancé devant un chat de 3 tonnes.

Un détail absolument parfait : le créateur du Chat est devenu allergique aux chats

Oui, c’est probablement le twist le plus ironique de toute cette affaire. Philippe Geluck a confié qu’il avait eu de vrais chats, mais que c’était terminé : il est devenu allergique.

Avouez que c’est d’une élégance cosmique remarquable. Créer l’un des chats les plus célèbres d’Europe… pour finir par ne plus pouvoir cohabiter avec un vrai félin. C’est presque une blague écrite par Le Chat lui-même.

ℹ️ Bon à savoir
Le prochain grand rendez-vous autour du personnage est déjà dans les tuyaux :

  • un nouvel album en 2027 ;
  • l’ouverture du musée du Chat à Bruxelles en 2028.

Pour les Français qui connaissent moins Bruxelles que Brest, rappelons que la capitale belge est à environ 320 km de Paris à vol d’oiseau, et qu’elle est un haut lieu de la bande dessinée européenne. Autant dire que Le Chat y sera chez lui.

Pourquoi cette expo plaît autant

Je crois que le succès de ces sculptures tient à quelque chose de très simple : elles rendent l’art public immédiatement accessible. Pas besoin d’avoir fait cinq ans d’histoire de l’art pour sourire devant un Chat monumental planté au milieu de la ville.

Ce qui fait mouche

  • la taille spectaculaire des œuvres ;
  • l’humour visuel immédiat ;
  • la notoriété du personnage ;
  • le contraste entre la ville et l’absurde ;
  • la possibilité de vivre l’art sans pousser la porte d’un musée.

Et puis Brest, avec son identité forte, son port, ses grandes artères et son caractère bien trempé, offre un décor parfait à cette invasion féline très civilisée.

Ce qu’il faut savoir si vous êtes dans le coin

Si vous êtes en Bretagne ou de passage dans le Finistère, l’expo reste visible jusqu’au 5 octobre 2026. C’est donc le bon moment pour aller croiser ces statues, faire quelques photos et vérifier par vous-même si un chat géant au coin d’une rue peut améliorer une journée. Spoiler : oui.

En bref

  • Ville : Brest
  • Événement : exposition de 15 sculptures monumentales du Chat
  • Artiste : Philippe Geluck
  • Fin de l’exposition : 5 octobre 2026
  • Particularité : chaque sculpture pèse environ 3 tonnes

Il y a des villes qui installent des décorations, et puis il y a Brest, qui choisit carrément de se faire envahir par quinze chats géants philosophes : honnêtement, j’ai vu des idées bien plus banales.

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