12 septembre 2026
Cette habitude un peu bizarre serait un vrai signe d’intelligence, selon des chercheurs

Cette habitude un peu bizarre serait un vrai signe d’intelligence, selon des chercheurs

Je vais rassurer immédiatement toutes les personnes qui se surprennent à murmurer “où est-ce que j’ai mis mes clés déjà ?” en fouillant leur sac comme si elles jouaient dans un polar à petit budget : non, vous ne perdez pas la boule. Mieux encore, cette drôle d’habitude pourrait être liée à de meilleures capacités cognitives.

Oui, parler tout seul aurait soudainement une bien meilleure image. Et franchement, il était temps de réhabiliter tous ces monologues de cuisine, ces débats sous la douche et ces consignes données à soi-même devant une liste de courses. Sur BuzzDuSiecle.com, je ne pouvais pas passer à côté d’une actu aussi délicieusement insolite.

Parler seul : étrange en apparence, utile en réalité

D’après des chercheurs de l’université de Bangor, au Royaume-Uni, se parler à soi-même à voix haute ne serait pas un signe de folie, mais plutôt un comportement associé à un meilleur contrôle cognitif.

En gros, quand on formule ses pensées à voix haute, le cerveau semble mieux gérer certaines tâches. Dit autrement : votre petit commentaire oral du type “bon, d’abord les mails, ensuite le rendez-vous, puis la pharmacie” n’est peut-être pas une lubie… mais une stratégie.

Ce que cela aiderait à faire

Parler seul pourrait notamment aider à :

  • mieux organiser ses pensées ;
  • planifier plus efficacement ;
  • peser le pour et le contre dans une situation ;
  • rester concentré sur une tâche ;
  • mieux mémoriser certaines informations ;
  • réduire le stress ;
  • stimuler la créativité.

📌 À retenir
Le fait de verbaliser ses pensées agirait comme une sorte de GPS mental : on clarifie, on structure, on avance.

Pourquoi parler à voix haute aide le cerveau

Le point le plus intéressant dans cette recherche, c’est l’idée suivante : notre cerveau disposerait d’un outil très puissant pour se diriger lui-même, à savoir l’instruction explicite.

Quand on dit à voix haute :

  • “je commence par ça”,
  • “non, mauvaise idée”,
  • “concentre-toi”,
  • “il faut penser à rappeler le dentiste”,

on ne fait pas que produire du son dans le vide. On renforce l’attention, on cadre l’action et on rend la pensée plus concrète.

C’est un peu comme si votre cerveau passait du mode brouillard artistique au mode chef de chantier avec casque fluorescent.

Non, ce n’est pas “être fou”

C’est probablement le cliché le plus tenace : une personne qui parle seule serait forcément en train de décrocher. Or, les chercheurs cités expliquent plutôt que cette habitude peut participer au maintien de la forme de l’esprit, tant qu’elle reste maîtrisée.

Et c’est là la nuance importante : il ne s’agit pas de conversations incontrôlables ou envahissantes, mais bien d’une verbalisation consciente, ponctuelle, utile.

💡 Conseil d’expert
Si vous vous parlez pour vous aider à réfléchir, à vous calmer ou à vous organiser, on est très loin du cliché inquiétant. On est plutôt dans l’auto-coaching maison, version gratuite et sans abonnement.

Le lien surprenant avec les gens qui se plaignent moins

Autre observation intéressante venue de travaux relayés récemment par des psychologues : les personnes jugées plus intelligentes, ou dotées d’une forte intelligence émotionnelle, auraient aussi tendance à moins se plaindre.

Le lien avec le fait de se parler à soi-même ? Il est plus logique qu’il n’y paraît.

Au lieu de râler contre tout ce qui les entoure, certaines personnes semblent davantage :

  • nommer ce qu’elles ressentent ;
  • réorganiser leur pensée ;
  • chercher une solution concrète ;
  • accepter ce qu’elles ne peuvent pas changer.

Plutôt que de lancer un grand “quelle journée horrible, tout est nul”, elles vont plus volontiers se dire :

“OK, je suis stressée. Qu’est-ce que je peux régler maintenant ?”

Et franchement, c’est quand même plus efficace que de déclarer la guerre à une file d’attente à la poste.

Les 7 choses dont les personnes très intelligentes éviteraient de se plaindre

Selon ces observations psychologiques, elles râleraient moins souvent à propos de :

  1. des autres en général ;
  2. du temps d’attente ;
  3. de leurs propres défauts ;
  4. de ce qui pourrait mal tourner demain ;
  5. de leurs erreurs passées ;
  6. des petites manies des autres ;
  7. des critiques reçues.

Pourquoi c’est intéressant

Se plaindre en boucle aurait tendance à faire rejouer l’émotion négative dans le cerveau. En clair : plus on ressasse, plus on renforce mentalement l’agacement.

À l’inverse, verbaliser de façon plus posée — avec des phrases en “je”, par exemple — permettrait de sortir plus vite de la simple plainte.

📢 Exemple très français
Entre :

  • “C’est insupportable, encore des bouchons, ma vie est fichue”
    et
  • “Je vais être en retard, ça m’agace, donc je préviens et j’en profite pour réorganiser la suite”,

on sent bien que le deuxième cerveau a pris un café avant de partir.

Ce que cette habitude dit vraiment de nous

Attention, il ne faut pas transformer cela en test absolu du génie. Parler seul ne fait pas automatiquement de quelqu’un un futur prix Nobel qui récite sa liste de courses. Mais cette habitude peut être le signe d’un esprit qui structure activement l’information.

Autrement dit, les personnes qui se parlent à elles-mêmes ne sont pas forcément “bizarres” : elles sont parfois simplement en train de mettre de l’ordre dans leur tête à voix haute.

Comment utiliser cette habitude à votre avantage

Si vous voulez tester la méthode sans passer pour quelqu’un qui négocie avec son grille-pain, voici quelques façons simples de l’utiliser :

Dans la vie quotidienne

  • dire à voix haute les étapes d’une tâche ;
  • répéter une information importante pour mieux la retenir ;
  • formuler un plan avant de commencer quelque chose.

En période de stress

  • nommer l’émotion : “je suis tendue” ;
  • se donner une instruction simple : “je respire, puis je fais une chose à la fois” ;
  • éviter le monologue catastrophe.

Pour moins se plaindre

  • remplacer “c’est nul” par “qu’est-ce que je peux faire maintenant ?” ;
  • distinguer ce qui dépend de vous et ce qui ne dépend pas de vous ;
  • transformer l’agacement en mini plan d’action.

Petit tableau de survie mentale

SituationRéflexe classiqueRéflexe plus malin
Vous perdez vos clés“Mais je suis nulle !”“Je refais le trajet dans l’ordre.”
Vous attendez 20 minutes“C’est interminable !”“J’en profite pour répondre à un message.”
Vous avez fait une erreur“Je rate tout.”“Qu’est-ce que j’en retiens pour la prochaine fois ?”
Vous êtes stressé“Je vais exploser.”“Je nomme le problème et je découpe la suite.”

ℹ️ Bon à savoir
L’idée n’est pas de ne jamais se plaindre, parce qu’on reste humains, pas robots suisses ultra calibrés. Le vrai enjeu, c’est d’éviter que la plainte devienne le fond sonore permanent de la journée.

Alors la prochaine fois que vous vous surprenez à vous dire “allez, on se concentre” en rangeant vos papiers ou “non, ça c’est dans le frigo, pas dans le placard” en tenant le beurre comme un trophée, inutile de vous inquiéter. Vous n’êtes peut-être pas bizarre : vous êtes peut-être simplement en train d’aider votre cerveau à faire son travail.

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