12 janvier 2026
Kidnappé dans une malle en osier en plein conseil d'administration : l'enlèvement le plus WTF de l'histoire du showbiz français

Kidnappé dans une malle en osier en plein conseil d’administration : l’enlèvement le plus WTF de l’histoire du showbiz français

Vous pensez que vos réunions de fin d’année sont pénibles ? Attendez de découvrir ce qui est arrivé à Louis Hazan le 31 décembre 1975. Le pauvre homme s’apprêtait à expédier son dernier conseil d’administration de l’année pour pouvoir filer préparer son réveillon. Sauf que… il a fini la journée ligoté dans une malle en osier. Oui, vous avez bien lu. Une. Malle. En. Osier. 🧺

Je vous raconte cette histoire complètement dingue qui prouve qu’on n’a pas inventé le grand n’importe quoi hier !

Quand ton conseil d’administration tourne au kidnapping express

Ce matin-là, Louis Hazan, PDG de Phonogram (la maison de disques qui produisait Johnny Hallyday, Serge Gainsbourg et Georges Brassens, rien que ça !), arrive tranquillement au siège de sa boîte dans le XIIIe arrondissement de Paris. Il est 11h, c’est le 31 décembre, et il promet à ses collaborateurs que la réunion sera courte. Sympa, le patron ! Tout le monde pourra rentrer à temps pour préparer les toasts au saumon.

Mais voilà qu’à peine quelques minutes après le début de la réunion, six types armés débarquent dans la salle. 😱

Le scénario qui suit est tellement surréaliste qu’on croirait un mauvais film d’action des années 70 :

  • Les ravisseurs demandent poliment à Louis Hazan de lever la main (parce que bon, faut pas se tromper de PDG, hein)
  • Une fois identifié, hop ! Cagoule sur la tête, ficelles autour des poignets
  • Et là, attention, le coup de génie : ils le fourrent dans une malle en osier 🤦‍♀️
  • Pendant ce temps, ses collègues sont bâillonnés, ligotés et enfermés dans la salle de réunion

L’art subtil de sortir avec une malle suspecte sans éveiller les soupçons

Imaginez la scène : six mecs en jeans et blousons de cuir (le style discret, quoi) qui se baladent dans les couloirs d’un immeuble de bureaux avec une énorme malle en osier. Et personne ne dit rien ! Personne ne se demande : "Tiens, c’est bizarre, ça, une malle qui bouge toute seule…"

Les kidnappeurs embarquent leur précieuse cargaison dans une camionnette, pendant qu’un autre cadre, Julien Vergne (on y reviendra, celui-là), est traîné jusqu’à la sortie puis… relâché sur le trottoir. Pratique pour prévenir la police, non ? 🤔

Un cocktail explosif : politique, fric et incompétence

Quand la police débarque, c’est la stupeur totale. En 1975, les enlèvements de patrons, c’est plutôt un truc italien. En France, on n’a pas encore vraiment cette… euh… "tradition".

Mais en creusant, les enquêteurs découvrent que Phonogram avait déjà eu quelques petits soucis ces derniers mois :

✅ Une tentative d’extorsion de 3 millions de francs (avec signature falsifiée du PDG, s’il vous plaît)
✅ Un attentat à la bombe artisanale (heureusement raté, mais quand même !)
✅ Et maintenant, un kidnapping dans une malle en osier

À 19h, premier coup de fil des ravisseurs : ils réclament 15 millions de francs (soit environ 11,5 millions d’euros en monnaie actuelle). Le patron de Philips, maison-mère de Phonogram, est prêt à casquer. Mais le ministère de l’Intérieur refuse net : pas question de créer un précédent !

Le piège place de la République : quand les flics jouent à l’annuaire

Après plusieurs jours de négociations tendues, un rendez-vous est fixé le 6 janvier, place de la République. Un employé de Phonogram dépose un sac de jute rempli de… pages d’annuaire ! 📖

Parce que oui, la police a eu l’idée géniale de remplacer les billets par du papier. Les ravisseurs doivent encore s’en mordre les doigts (enfin, ceux qui se sont fait attraper).

Deux malfaiteurs sont arrêtés sur place. Et là, plot twist : ce sont des militants d’extrême droite du Parti des forces nouvelles. Bon, d’accord, mais quel rapport avec le showbiz français ? 🤷‍♀️

Louis Hazan retrouvé dans… un placard de cuisine

Grâce aux deux premiers interpellés, la police remonte la piste jusqu’à une maison à Tremblay-lès-Villages, en Eure-et-Loir (à environ 80 km au sud-ouest de Paris). Et devinez où ils retrouvent Louis Hazan ? Dans un placard de cuisine, ligoté et bâillonné !

Après une semaine de captivité, le pauvre homme peut enfin rentrer chez lui. Ses ravisseurs, eux, ont pris la poudre d’escampette.

La trahison qui fait mal : le directeur financier dans le coup !

Mais le meilleur (ou le pire, selon le point de vue), c’est que le directeur administratif de Phonogram, Julien Vergne, était dans le coup depuis le début ! Vous savez, celui qui a été "relâché" sur le trottoir ? Eh bien, c’était juste pour faire croire qu’il était une victime comme les autres.

💰 Les motivations de cette bande de bras cassés ?

  • Des militants d’extrême droite qui pensaient participer à un "faux" kidnapping et toucher 500 000 francs chacun pour financer leurs actions
  • Un entrepreneur italien à la tête d’une société de nettoyage (qui bossait pour Phonogram, évidemment) qui voulait renflouer ses caisses
  • Le directeur administratif qui a trahi son patron par pur appât du gain

Parmi les ravisseurs, on trouve même Jacques Prévost, un ancien membre de l’OAS qui avait participé à l’attentat du Petit-Clamart contre de Gaulle en 1962. Rien que ça ! Certains avaient même fait partie du service d’ordre de Valéry Giscard d’Estaing en 1974. La classe, non ? 😒

Une cavale qui dure… 19 ans !

Sur les 11 auteurs présumés de cet enlèvement rocambolesque, six ont passé plusieurs années en cavale. Le dernier a été arrêté en… 1994 ! Soit 19 ans après les faits. Il a dû se dire qu’on l’avait oublié. Raté !


Franchement, cette histoire a tout d’un mauvais polar : une malle en osier, des militants politiques qui se font avoir comme des bleus, un directeur financier traître, des pages d’annuaire en guise de rançon… On se croirait dans un épisode des Tontons flingueurs version showbiz !

Chez BuzzDuSiecle.com, on adore ces histoires complètement barrées qui nous rappellent que la réalité dépasse souvent la fiction. Et celle-là, franchement, elle méritait bien d’être ressortie des archives !

La prochaine fois que vous vous plaindrez de votre réunion de fin d’année, pensez à Louis Hazan. Au moins, vous, vous ne finirez pas dans une malle en osier. Enfin… j’espère ! 😅

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