Ah, TikTok ! Cette fabuleuse plateforme où l’on peut admirer des chorégraphies synchronisées, des recettes de cuisine improbables et… des gens qui font semblant d’uriner sur des passants. Oui, vous avez bien lu. Et non, je ne plaisante pas (même si j’aimerais bien).
Laissez-moi vous raconter l’histoire d’un jeune tiktoker genevois qui a visiblement confondu "créateur de contenu" avec "créateur de chaos urbain". Ce monsieur, dont l’identité reste mystérieusement protégée (chanceux !), accumule les vues en filmant des "pranks" en caméra cachée dans les rues de Genève. Au menu de ses exploits : "J’urine sur les gens", "Je lance des ballons d’eau" ou encore "Je fais paniquer un passager". Franchement, avec un tel CV, je me demande s’il postule pour devenir l’ennemi public numéro un de la Suisse romande ! 😅
Des "blagues" qui flirtent dangereusement avec l’illégalité
Bon, rassurez-vous : notre ami ne fait pas vraiment pipi sur les Genevois (quoique, vu l’ambiance, ça aurait presque été plus honnête). Non, il utilise une simple bouteille d’eau pour simuler l’acte. Parce que bon, arroser des inconnus avec de l’eau, c’est tellement plus drôle quand ils croient que c’est de l’urine, n’est-ce pas ? 🙄
Les autres "pranks" de ce génie de l’humour incluent :
- 💧 Lancer des bombes à eau sur des promeneurs tranquilles
- 🚊 Semer la panique dans un train des Transports Publics Genevois (TPG)
- 😱 Faire croire aux passagers qu’ils vont se faire asperger d’urine
Selon la RTS, la police genevoise indique que, pour l’instant, ce phénomène n’a provoqué ni interventions ni plaintes officielles. Mais attention, parce que juridiquement parlant, notre tiktoker marche sur des œufs (et pas les œufs de Pâques, plutôt ceux qu’on lance sur les mauvais comédiens).
Nicolas Capt, avocat spécialiste des nouvelles technologies, explique que ces vidéos "peuvent constituer des voies de fait et aussi des infractions à des règlements communaux sur la tranquillité publique". En clair : même si personne n’a encore porté plainte, ce n’est qu’une question de temps avant que ça tourne au vinaigre.
La quête désespérée du buzz à tout prix
Claire Balleys, sociologue de la jeunesse et des cultures numériques, met le doigt là où ça fait mal : "On va chercher à être vu, reconnu et validé. Ce sont des vidéos qui visent un public de jeunes, en disant : ‘Regardez ce que j’ai osé faire, je suis drôle parce que je ne respecte pas les règles’".
Voilà résumé en une phrase le problème de notre époque digitale : confondre l’audace avec l’irrespect, et la popularité avec la qualité. Parce que soyons honnêtes, accumuler des vues en humiliant des gens qui vaquent tranquillement à leurs occupations, ce n’est pas du talent, c’est juste… pathétique.
💡 Bon à savoir : En Suisse, filmer des personnes sans leur consentement, même dans l’espace public, viole la protection de la personnalité et la Loi fédérale sur la protection des données. Même si certains visages sont floutés, la publication de ces vidéos reste illégale sans accord explicite des personnes filmées.
Quand les pranks tournent au cauchemar juridique
Cette histoire me rappelle celle d’Amine Mojito, un influenceur français qui avait cru malin de piquer des passants avec une seringue vide à Paris. Résultat des courses ? Un an de prison, dont six mois ferme. Aïe. Visiblement, la justice française n’a pas trouvé ça très drôle (allez savoir pourquoi 🤷♀️).
Et ce n’est pas qu’une question de légalité. Les recherches montrent que ces pranks non consentis constituent une forme de cyberharcèlement avec des impacts psychologiques réels : anxiété, baisse d’estime de soi, troubles dépressifs… Surtout chez les jeunes, particulièrement vulnérables face aux jugements publics et à l’humiliation en ligne.
📌 À retenir : Les insultes publiques sur les réseaux sociaux constituent un délit pouvant être puni d’une amende jusqu’à 12 000€ en France. En Suisse, les voies de fait et atteintes à la tranquillité publique sont également punissables.
L’envers du décor des "pranks"
Ce qui me désole le plus dans cette histoire, c’est que nous, ici à BuzzDuSiecle.com, on adore les histoires insolites et drôles. Mais il y a une différence fondamentale entre l’humour et l’humiliation. Entre faire rire avec les gens et rire des gens.
Les vraies victimes dans cette affaire ? Ces Genevois qui se baladent tranquillement, peut-être après une longue journée de travail, et qui se retrouvent aspergés d’eau ou filmés dans des situations embarrassantes pour le divertissement de milliers d’inconnus. Sans leur consentement. Sans possibilité de dire non.
Les conséquences concrètes de ces "pranks" :
✅ Violation de la vie privée et du droit à l’image
✅ Stress et anxiété pour les victimes
✅ Normalisation du non-respect d’autrui
✅ Banalisation des comportements antisociaux
✅ Risques juridiques sérieux pour l’auteur
Quand l’originalité devient originalité toxique
Franchement, en 2026, avec toute la créativité possible sur TikTok – les transitions époustouflantes, les mini-documentaires fascinants, les talents artistiques incroyables –, choisir de faire semblant d’uriner sur les gens pour obtenir des vues, c’est quand même avouer un sacré manque d’imagination ! 😂
Il existe des milliers de façons de devenir viral sans transformer l’espace public en terrain de jeu pour sociopathes en herbe. Des créateurs de contenu talentueux prouvent chaque jour qu’on peut être drôle, original et respectueux en même temps. Révolutionnaire, non ?
Alors oui, notre tiktoker genevois accumule les vues. Mais à quel prix ? Celui de sa réputation, de sa tranquillité juridique et, accessoirement, de la dignité de dizaines de personnes qui n’ont rien demandé. Pas sûr que ce soit un bon calcul à long terme.
En attendant, si vous croisez un jeune avec une caméra et une bouteille d’eau suspecte dans les rues de Genève, vous savez ce qu’il vous reste à faire : courir. Très vite. Et peut-être appeler la police. Parce que franchement, on a tous mieux à faire que de servir de figurants non consentants dans des vidéos aussi nulles que douteuses ! 💦🏃♂️
