14 mars 2026
Il court 46,6 km pour “s’échauffer” avant le semi de Paris : le covoiturage version mollets

Il court 46,6 km pour “s’échauffer” avant le semi de Paris : le covoiturage version mollets

Je pensais avoir tout vu en matière d’échauffement. Le petit footing de 15 minutes, les montées de genoux, la grimace concentrée devant la ligne de départ… Et puis j’ai découvert Gaëtan Bellamammer, professeur des écoles et président de l’asso Courir pour un cartable, qui s’est pointé au semi-marathon de Paris après avoir… couru depuis Meaux. Oui, Meaux, en Seine-et-Marne. Oui, à pied. Oui, avant de faire 21,1 km.

Sur BuzzDuSiecle.com, on aime les gens qui prennent les expressions au pied de la lettre. Lui, il a pris “venir en courant” comme un plan de transport officiel.


Le plan (très) matinal : départ 4h30, option brume et sangliers

Dimanche 8 mars, pendant que la plupart d’entre nous hésitons entre “encore 10 minutes” et “j’annule ma vie”, Gaëtan, lui, part à 4h30 du matin de Meaux direction Paris. Résultat : 46,58 km avalés en 3h58 (oui, c’est précis, on est sur du GPS qui ne pardonne rien).

Le décor ?

  • Brume d’Île-de-France, ambiance film où quelqu’un va forcément faire “bouh” derrière un buisson
  • Une forêt sur le chemin
  • Et, cerise sur le dossard : des sangliers qu’il entend au loin

Franchement, même Google Maps n’ose pas proposer “itinéraire : traverse une forêt avec des sangliers”.

« Départ à 4h30 de Meaux, donc j’ai déjà fait quasiment 50 kilomètres et je suis content d’être au départ »
— Gaëtan, au micro de France TV, calme comme s’il venait juste de descendre acheter du pain


“Le carburant est cher” : l’excuse la plus musclée de 2026

Avant de partir, Gaëtan poste une vidéo et lâche une phrase qui mérite d’être gravée sur une pompe à essence :

« Le carburant est cher en ce moment, vous comprenez… »

Alors oui, techniquement, courir 46,6 km ne fait pas baisser le prix du litre. Mais ça fait grimper un autre indicateur : le respect (et probablement la facture de lessive).

Info Box — La distance, pour se rendre compte

TrajetDistanceTemps annoncé
Meaux → Paris (à la force des jambes)46,58 km3h58
Ensuite : Semi-marathon de Paris21,1 km(il a quand même pris le départ)

Total potentiel dans la journée : 67,68 km.
Moi, mon total potentiel, c’est plutôt “canapé → frigo → canapé”, mais chacun son sport.


Le détail qui pique : il faisait ça… en période de jeûne

Parce que l’histoire n’était pas assez surréaliste, Gaëtan précise qu’il est en période de jeûne. Donc, si je résume :

  • réveil à 4h30
  • 46,6 km dans le brouillard
  • ambiance sanglier
  • puis un semi-marathon
  • le tout sans le petit-déj “réconfortant” qui va bien

À ce stade, ce n’est plus un échauffement, c’est une quête secondaire dans un jeu vidéo, niveau “difficulté : légende”.


Pourquoi faire ça ? Un objectif bien précis (et une médaille à aller chercher)

Non, il ne s’est pas trompé de calendrier. Gaëtan a un but : se préparer pour la Backyard de Jablines (77), prévue le 27 mars. L’idée, c’est de faire du volume, d’accumuler des kilomètres, et d’aller chercher la fameuse médaille de finisher.

Bon à savoir — C’est quoi une “Backyard” ?

Une Backyard (ou “Backyard Ultra”), c’est un format où l’on court une boucle (souvent 6,7 km) toutes les heures. On repart à chaque heure pile. Le dernier encore debout gagne.
Traduction : un concours d’endurance et de mental, où ton pire ennemi finit par être… l’horloge.


Conseil d’expert (et de bon sens) : ne copiez pas Gaëtan demain matin

Je vous vois venir : “Chiche, je fais pareil pour mon 10 km de quartier.” Non. Stop. Rangez vos idées.

Enchaîner 50 km + un semi, c’est le genre de combo qui fait sourire sur Internet… mais qui peut faire pleurer vos tendons dans la vraie vie.

À retenir — Les risques d’un enchaînement 50 km + 21 km

  • Micro-lésions musculaires : après 50 km, les jambes sont déjà en mode “chantier”
  • Réserves de glycogène à plat : le corps a vidé le réservoir (et là, on parle d’un vrai réservoir)
  • Fatigue nerveuse : coordination en baisse, risque de chute ou de blessure qui grimpe
  • Récupération normalement longue : après 40–50 km, on parle souvent de semaines de récupération structurée, pas d’un “petit étirement et ça repart”

💡 Astuce raisonnable : si vous voulez “faire du volume”, faites-le comme les humains : progressivement, avec des semaines allégées, et sans transformer votre semi en épisode de survie.


Le retour à la civilisation : le train (oui, quand même)

Pour le trajet retour, Gaëtan a choisi une option révolutionnaire : le train. Comme quoi, même les mollets les plus motivés savent reconnaître une invention utile.

Et honnêtement, après une matinée à courir dans la brume en entendant des sangliers, s’asseoir sur un siège SNCF, c’est presque un spa.


Gaëtan a prouvé qu’on peut aller au semi-marathon de Paris… en le méritant deux fois. Une histoire à la fois absurde, impressionnante et délicieusement française : un mélange d’humour, de défi perso et de “j’y vais à pied parce que pourquoi pas”. Moi, je vais déjà essayer d’aller à la boulangerie sans m’essouffler — chacun sa Backyard.

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