Il faut croire qu’en montagne, il existe encore plus fort qu’un ultra-traileur français : un ours noir qui décide tranquillement de faire sa balade au milieu du sentier. Et franchement, l’image est délicieuse. D’un côté, Ludovic Pommeret, monument du trail, machine à avaler les kilomètres. De l’autre, un plantigrade de 160 kg maximum qui impose son rythme sans même regarder sa montre.
Sur BuzzDuSiecle.com, on adore ce genre de scène où l’insolite vient rappeler à tout le monde une vérité simple : parfois, même les champions doivent patienter 😄
Un champion… stoppé par le trafic local
L’histoire se passe dans le Colorado, aux États-Unis, où Ludovic Pommeret était en préparation pour la Hardrock 100, une course mythique d’ultra-trail longue de 161 kilomètres avec 10 000 mètres de dénivelé positif. Oui, dit comme ça, on dirait surtout une punition inventée par quelqu’un qui déteste les mollets.
Pommeret, lui, connaît très bien le sujet. Le Savoyard, surnommé “le Président”, n’est pas exactement un coureur du dimanche. Il a déjà remporté l’UTMB, la Diagonale des Fous et même la Hardrock 100 à deux reprises. En clair : le monsieur a l’habitude de doubler des humains, pas de rester coincé derrière un ours en promenade.
Une sortie d’entraînement de 40 km… avec obstacle poilu
Alors qu’il s’entraînait sur le secteur de Pikes Peak, une montagne très connue du Colorado, Ludovic Pommeret empruntait le Barr Trail pour un “petit” aller-retour de 40 km. Oui, chez certains, 40 km, c’est un entraînement léger. Chez moi, c’est la distance mentale entre mon canapé et toute forme d’activité physique.
C’est là qu’il tombe sur un ours noir, en train de marcher tranquillement devant lui sur le sentier.
Et le plus drôle, c’est la réaction du champion. Pas de panique, pas de grand cinéma, pas de sprint de survie façon dessin animé. Il se contente de se signaler en sifflotant et lâche, avec un calme presque absurde :
« S’il reste sur le chemin, je ne suis pas encore arrivé. »
Honnêtement, c’est probablement la phrase la plus élégante jamais prononcée face à un embouteillage sauvage.
Dans le Colorado, les ours noirs ne sont pas exactement rares
Pour bien comprendre la scène, il faut savoir que dans le Colorado, les ours noirs font presque partie du décor. Leur population y est estimée entre 17 000 et 20 000 individus. Autrement dit, ce n’est pas une apparition mythologique sortie d’un brouillard dramatique : c’est un vrai voisin de montagne, qu’il vaut mieux respecter.
Les autorités locales rappellent d’ailleurs régulièrement les consignes de sécurité, car plusieurs incidents ont déjà été recensés dans certains espaces naturels. En général, en cas de rencontre, on recommande de :
- garder ses distances ;
- ne pas courir ;
- se signaler calmement ;
- laisser une issue à l’animal ;
- éviter toute approche pour une photo souvenir, même si l’ours a l’air plus photogénique que vous.
Pommeret, lui, a visiblement appliqué la version premium du sang-froid.
Le moment où l’ours décide enfin de libérer la voie
Après quelques instants à imposer son allure de sénateur forestier, l’ours a fini par quitter le sentier pour rejoindre la forêt. Rideau. Fin de l’incident. Le champion a pu reprendre sa sortie, et sans doute son rythme habituel, c’est-à-dire celui qui ferait pleurer 99,9 % de la population au bout de 800 mètres.
À retenir 📌
- Ludovic Pommeret s’entraînait dans le Colorado.
- Il a été ralenti par un ours noir sur un sentier.
- Il a réagi avec un calme impressionnant.
- L’animal a finalement quitté le chemin sans incident.
- Oui, même une légende du trail peut se retrouver dans un bouchon. Mais un bouchon avec des griffes.
Une scène insolite… et presque poétique
Ce qui me fait rire dans cette histoire, c’est le contraste total entre les deux protagonistes :
| Le traileur | L’ours |
|---|---|
| Prépare une course extrême | Fait juste sa vie |
| Veut avancer vite | N’a absolument rien à prouver |
| Calcule l’effort, l’altitude, la performance | Marche où il veut, quand il veut |
| Légende du sport | Légende du sentier |
Il y a quelque chose de presque philosophique là-dedans : la nature se fiche complètement du palmarès. Vous pouvez avoir gagné les plus grandes courses du monde, si un ours a décidé que c’était son couloir, eh bien… c’est son couloir.
Conseil d’expert 💡 : en montagne, on reste humble
Cette anecdote est drôle, mais elle rappelle aussi une chose utile : en montagne, surtout à l’étranger, on n’évolue pas dans le même environnement qu’en France. Dans certaines régions américaines, croiser un ours noir fait partie des possibilités très concrètes. Quand on randonne ou qu’on court là-bas, mieux vaut :
- se renseigner sur la faune locale ;
- suivre les recommandations officielles ;
- éviter de partir en mode “je verrai bien” ;
- garder en tête que la nature n’est pas un parc d’attractions.
Et si même Ludovic Pommeret accepte de ralentir, on peut sans doute admettre qu’il n’y a aucune honte à faire pareil.
Au fond, cette histoire est parfaite : un immense champion, un ours placide, un sentier bloqué et une réplique mémorable. Comme quoi, dans le grand feuilleton des actualités insolites, il suffit parfois d’un animal bien décidé à marcher devant pour offrir la plus belle scène de la semaine.
