22 août 2026
Galatasaray a frôlé la honte à domicile… et Leroy Sané s’est fait découper par la presse turque

Galatasaray a frôlé la honte à domicile… et Leroy Sané s’est fait découper par la presse turque

Vendredi soir à Istanbul, j’ai eu droit à ce genre de match qu’on lance “juste pour voir” et qui finit en grand numéro de cirque, avec tension, erreurs énormes, carton rouge bien saignant et sauvetage à la dernière minute. Bref, du football, mais version montagnes russes.

Le champion de Turquie Galatasaray a été tenu en échec 2-2 à domicile par le promu Corum FK, un club qui découvre tout juste l’élite turque. Et au milieu de ce joyeux bazar, Leroy Sané s’est retrouvé en première ligne des critiques. Autant dire que la presse locale ne lui a pas préparé un petit thé à la menthe.

Un nul qui a failli tourner à l’humiliation

Sur le papier, Galatasaray partait largement favori. En face, Corum FK, modeste promu turc, disputait tout simplement sa première saison en Süper Lig, l’équivalent de la Ligue 1 en Turquie. Autrement dit : le genre d’adversaire que le champion est censé gérer sans finir en apnée à la 90e minute.

Et pourtant…

Après une première période peu brillante, Victor Osimhen a ouvert le score à la 53e minute. À ce moment-là, on pouvait croire au scénario classique : le gros finit par faire respecter la hiérarchie, le petit rentre chez lui avec un honorable revers, tout le monde applaudit et va manger.

Sauf que Corum n’avait visiblement pas lu le script.

Deux buts encaissés en deux minutes, ambiance panique

À la 59e minute, Alexandros Kyziridis, tout juste arrivé d’Écosse, a égalisé d’une superbe frappe lointaine. Puis, à la 61e, Galatasaray a offert un cadeau absolument somptueux à son adversaire.

Le défenseur Davinson Sanchez a tenté une passe en retrait vers son gardien Ugurcan Cakir. Problème : la passe était beaucoup trop courte. Résultat, Jesus Ramirez a surgi, récupéré le ballon, évité les défenseurs et lobé le gardien.

Franchement, c’est le genre d’action qui donne envie au coach de fixer le vide pendant dix minutes.

À retenir

  • Galatasaray menait 1-0
  • Corum a égalisé à la 59e
  • Corum a pris l’avantage à la 61e sur une énorme erreur défensive
  • Le champion turc a dû courir après le score à domicile contre un promu

Leroy Sané, cible numéro un

Dans ce match déjà très inconfortable, Leroy Sané n’a pas du tout convaincu. Titulaire, l’ailier allemand a livré une prestation jugée très décevante avant d’être remplacé en fin de rencontre.

Et là, la presse turque est partie en mode sans filtre.

Le journaliste Burak Özdemir, du quotidien sportif Fanatik, a été particulièrement sévère, estimant en substance que le nom de Sané fait rêver, mais que ce qu’il montre sur le terrain déçoit totalement. Il a aussi pointé un langage corporel “affreux”, avec une prestation jugée encore pire.

Oui, ça pique. Très fort.

Une expulsion aussi bête que brutale

Comme si le match n’était pas déjà assez fou, Corum s’est retrouvé à dix à partir de la 70e minute. Et là encore, on est dans du très lourd.

Kyziridis, déjà buteur, a commis une faute franchement évitable sur Yunus Akgün près de la ligne médiane : semelle sur le tendon d’Achille. Le geste était si évident que le joueur a immédiatement compris ce qui l’attendait. Carton rouge logique, net, propre, sans débat.

Le moment “mais pourquoi faire ça ?”

Il y a des fautes tactiques.
Il y a des fautes d’énervement.
Et puis il y a les fautes qui donnent l’impression que le cerveau a quitté le chat.

Celle-ci faisait clairement partie de la troisième catégorie.

Osimhen évite la catastrophe à la 90e

En supériorité numérique, Galatasaray a poussé. Longtemps sans succès. Puis Victor Osimhen est encore apparu, cette fois de la tête, sur un corner tiré par Gabriel Sara, pour arracher le 2-2 à la 90e minute.

Sans lui, la soirée prenait une tournure bien plus humiliante.

📌 Info Box : le héros du soir

  • Victor Osimhen
  • 2 buts
  • 1 point sauvé
  • et probablement quelques ulcères évités dans les tribunes

Pourquoi ce nul fait autant parler

Parce qu’il ne s’agit pas juste d’un petit faux pas de reprise. Ce match relance surtout un débat déjà bien installé autour de Galatasaray : l’effectif est-il assez solide offensivement ?

Après cette entame ratée, plusieurs voix en Turquie réclament de nouvelles recrues en attaque. Certains observateurs estiment qu’il faudrait au moins trois ou quatre renforts offensifs, avec notamment :

  • un avant-centre,
  • un meneur de jeu,
  • un ailier,
  • et plus de concurrence sur les côtés.

Autrement dit, quand un club champion commence déjà à chercher autant de solutions dès la première journée, c’est rarement le signe d’un été parfaitement maîtrisé.

Un mercato qui laisse les supporters sur leur faim

Pour l’instant, Galatasaray n’a recruté que deux nouveaux joueurs :

  • Lesley Ugochukwu, prêté par Burnley
  • Umut Erdem, jeune joueur arrivé de Manisa FK

Et forcément, quand les supporters espèrent des têtes d’affiche et voient seulement deux arrivées, la patience devient un concept très théorique.

Des pistes prestigieuses ont circulé, comme Gabriel Martinelli d’Arsenal, avec une offre évoquée à 45 millions d’euros, mais le Brésilien ne serait pas emballé par l’idée de rejoindre la Turquie. D’autres noms ont aussi été cités, comme Ethan Nwaneri ou encore Rafael Leao. Pour l’instant, tout cela ressemble surtout à une liste de courses très ambitieuse.

Pendant ce temps, le promu Corum FK, lui, a déjà recruté 18 joueurs. Oui, dix-huit. Le club a même investi plusieurs millions d’euros sur certains profils. Comme quoi, parfois, le petit nouveau débarque à la fête avec plus de sacs que l’hôte.

Le contexte turc, toujours aussi électrique

Pour un public français, il faut rappeler que la Süper Lig turque est un championnat où l’ambiance peut devenir extrêmement chaude, surtout à Istanbul. On l’a encore vu récemment dans les compétitions européennes, avec des clubs turcs capables de transformer leur stade en cocotte-minute géante.

Dans ce contexte, rater son entrée à domicile, face à un promu, quand on est champion en titre, ça ne passe évidemment pas inaperçu. Et sur BuzzDuSiecle.com, ce genre de soirée a un parfum très particulier : ce n’est pas tous les jours qu’un géant manque de glisser sur une peau de banane XXL posée en plein milieu de sa pelouse.

Tableau express du match

ÉvénementMinuteDétail
1-0 Galatasaray53eBut de Victor Osimhen
1-1 Corum FK59eFrappe lointaine de Kyziridis
1-2 Corum FK61eErreur de Davinson Sanchez, but de Ramirez
Carton rouge Corum70eKyziridis expulsé pour une grosse semelle
2-2 Galatasaray90eTête d’Osimhen sur corner de Gabriel Sara

Ce qu’il faut vraiment retenir

💡 Conseil d’experte en soirées chaotiques : si votre défense commence à faire des passes en retrait approximatives et que votre star offensive se fait démonter par les journaux, mieux vaut avoir un Osimhen sous la main.

Entre la boulette défensive, la faute horrible, les critiques contre Sané et le sauvetage in extremis, Galatasaray a lancé sa saison de la manière la plus stressante possible. Un point a été sauvé, certes, mais la tranquillité, elle, est restée au vestiaire.

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