15 août 2026
Il avale 1 kilo de boudin en 5 minutes et devient champion de France

Il avale 1 kilo de boudin en 5 minutes et devient champion de France

Il y a des records qui font rêver, d’autres qui font transpirer… et puis il y a ceux qui donnent surtout envie de s’asseoir cinq minutes pour digérer par procuration. À Trie-sur-Baïse, dans les Hautes-Pyrénées, la 43e édition de la Pourcailhade, la très célèbre fête du cochon, a encore offert un grand moment de folklore à la française.

Et cette année, sur BuzzDuSiecle.com, je ne pouvais évidemment pas passer à côté de ce titre absolument magnifique : Julien Tireau est devenu champion de France du plus gros mangeur de boudin, après avoir englouti 1 kilo en seulement 5 minutes. Oui, vous avez bien lu. Un kilo. Cinq minutes. Mon grille-pain met presque autant de temps à faire des tartines correctes.

Une compétition très sérieuse… dans un univers délicieusement absurde

La Pourcailhade, pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore ce monument du patrimoine joyeusement décalé, est une fête populaire organisée à Trie-sur-Baïse, une petite commune du sud-ouest. Là-bas, on célèbre le cochon sous toutes ses formes, avec une passion qui force le respect et un sens de la fête qui mérite franchement le détour.

Au programme cette année :

  • championnat du cri du cochon
  • concours du plus gros mangeur de boudin
  • animations
  • repas géant
  • cochon mécanique pour les enfants
  • ambiance très festive malgré la chaleur

En clair : un mélange entre foire gourmande, théâtre burlesque et Jeux olympiques du terroir.

Julien Tireau, le roi du boudin 2026

Le grand gagnant du jour s’appelle Julien Tireau, originaire du Gers voisin. Ce n’est d’ailleurs pas un inconnu dans cette discipline hautement spécifique : il avait déjà remporté le titre en 2023, avec 750 grammes de boudin avalés en cinq minutes.

Cette fois, il a clairement changé de braquet.

Son exploit en chiffres

PerformanceRésultat
Temps imparti5 minutes
Quantité avalée par Julien1 kg
Son score en 2023750 g
Record du concours1,160 kg
Record établi en2024

Autrement dit, Julien n’a pas battu le record absolu, mais il s’en est dangereusement rapproché. Et franchement, quand on parle d’un écart de 160 grammes, on est presque sur “un petit supplément” à l’échelle de ce concours. Enfin, “petit”, tout est relatif.

Comment fonctionne ce championnat ?

Parce que oui, il y a des règles. On n’est pas chez les sauvages.

Les participants disposent de :

  • 5 minutes
  • un premier plateau de 400 grammes
  • puis d’autres plateaux de 200 grammes à volonté
  • le droit de boire pendant l’épreuve

Le but est simple : manger le plus de boudin possible dans le temps imparti.

📌 À retenir
Le concours du plus gros mangeur de boudin fait partie des épreuves historiques de la Pourcailhade. Il est directement lié à la tradition charcutière locale, ce qui donne à l’événement un côté à la fois folklorique, gourmand… et légèrement surréaliste.

Le record tient toujours, et il est monstrueux

Le record à battre reste celui de Bernard Lasbats, établi en 2024 avec 1,160 kilogramme de boudin en cinq minutes. Une performance qui semble sortie d’un univers parallèle où l’estomac est équipé d’un turbo.

Bernard avait aussi remporté l’édition 2025, avec 880 grammes, dans un championnat plus serré. Depuis quelques années, le titre se joue donc surtout entre habitués très affûtés — ou très entraînés, selon le point de vue digestif qu’on adopte.

Cette année, le podium était le suivant :

  1. Julien Tireau : 1 kg
  2. Jeff Cerjak : 677 g
  3. Théo Dewolfe : 645 g

On notera au passage l’écart assez net entre la première place et le reste du classement. Julien n’a pas juste gagné : il a mis tout le monde d’accord, boudin compris.

Mais la star historique de la journée, c’est aussi… le cri du cochon

Impossible de parler de la Pourcailhade sans évoquer l’autre grand moment de gloire locale : le championnat du cri du cochon. Oui, c’est une vraie compétition. Oui, des gens s’entraînent probablement. Et oui, c’est formidable.

Le grand vainqueur reste Noël Jammet, un Normand devenu quasiment imbattable. Son bilan est assez indécent :

  • 10 participations
  • 10 victoires

Là, on n’est plus sur une série, on est sur une dynastie.

Cette année encore, les candidats venaient d’un peu partout en France, avec même une participante mexicaine montée sur scène pour tenter sa chance. Le tout dans une ambiance bon enfant, avec une nouvelle règle annoncée par les organisateurs : les prestations obscènes sont désormais interdites, histoire de garder l’esprit festif sans basculer dans le grand n’importe quoi. Ce qui, à la Pourcailhade, est déjà un exploit d’équilibriste.

Une fête populaire qui fait toujours autant de bruit

Au-delà des concours, la Pourcailhade reste surtout un rendez-vous populaire très suivi. Cette 43e édition a attiré un public nombreux, avec 750 repas servis et environ 50 bénévoles mobilisés pour faire tourner l’événement.

💡 Bon à savoir
Trie-sur-Baïse n’est pas Paris, Lyon ou Marseille, et c’est justement ce qui rend ce genre de fête si savoureux : on y retrouve une tradition locale assumée, un humour très terroir et une capacité rare à transformer une spécialité régionale en spectacle national.

Le président de l’association organisatrice a d’ailleurs souligné qu’il s’agissait du public le plus important depuis des années. Comme quoi, entre deux actualités anxiogènes, la France sait encore se rassembler autour d’un cri de cochon et d’un kilo de boudin.

Les anecdotes les plus savoureuses du concours

L’histoire de cette compétition est déjà un trésor à elle seule.

Le Britannique qui avait tout compris… ou rien compris

Dans les années 1990, un participant britannique est resté dans les mémoires pour une raison simple : il n’a quasiment pas mangé. À la place, il a demandé :

  • un couteau
  • une fourchette
  • une carafe de vin

Puis il a partagé le vin avec ses voisins de scène, dans une élégance très “banquet diplomatique”. Résultat : dernier du concours, mais probablement premier en panache.

Maïté, version cuisine avant tout

Autre souvenir savoureux : l’année où Maïté, invitée d’honneur, a préféré cuisiner le boudin elle-même pour tout le monde plutôt que de participer au dîner officiel comme prévu. Honnêtement, c’est exactement le genre d’énergie qu’on respecte.

📢 Info Box : pourquoi cette fête fascine autant ?
Parce qu’elle mélange tout ce qu’on adore dans les histoires insolites françaises :

  • une tradition locale très assumée
  • des concours improbables mais ultra codifiés
  • des personnages hauts en couleur
  • de la nourriture
  • et ce talent national pour faire les choses sérieusement… sans jamais se prendre trop au sérieux

Ce que cette histoire raconte aussi de la France

Derrière le côté très drôle, il y a quelque chose d’assez touchant dans cette fête. La Pourcailhade montre qu’un village peut encore créer un événement connu bien au-delà de sa région en misant sur :

  • son identité locale
  • ses spécialités
  • ses bénévoles
  • son sens de la convivialité

Et franchement, dans un monde où tout se ressemble un peu trop, voir un championnat de mangeur de boudin attirer les foules a quelque chose de profondément réjouissant.

Un kilo de boudin en cinq minutes, un champion du cri du cochon invaincu, un Britannique qui transforme un concours en apéro chic : la Pourcailhade prouve une fois de plus que les actualités les plus mémorables ne viennent pas toujours d’où on les attend. Et tant mieux, parce que celle-ci est franchement délicieuse.

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