26 septembre 2026
La rosette géante de 18 mètres qui fait rire tout un village catalan

La rosette géante de 18 mètres qui fait rire tout un village catalan

J’avoue, il y a des infos qui me mettent instantanément de bonne humeur. Et celle-ci mérite clairement sa place au panthéon des idées à la fois absurdes, géniales et très françaises : dans les Pyrénées-Orientales, une boucherie-charcuterie s’est lancée dans la fabrication d’une rosette de porc de près de 18 mètres de long. Oui, 18 mètres. En gros, une rosette plus longue qu’un bus. On n’est plus sur l’apéro, on est sur le chantier gastronomique.

À Saillagouse, petit village catalan situé en Cerdagne, tout près de la frontière espagnole, la boucherie-charcuterie Bonzom a relevé ce défi familial avec un sérieux admirable… pour un projet qui reste, objectivement, complètement fou. Et forcément, sur BuzzDuSiecle.com, je ne pouvais pas passer à côté.

Une rosette XXL née d’un défi entre père et fils

Derrière cette création hors normes, il y a surtout une histoire de famille. Bernard Bonzom avait déjà tenté l’expérience auparavant, mais son fils Brice lui a lancé un nouveau challenge : faire encore plus long.

Résultat : leur ancienne rosette, qui mesurait déjà une douzaine de mètres, a été largement battue. Cette fois, l’objectif est d’atteindre près de 18 mètres une fois le séchage terminé.

Franchement, j’adore ce genre de défi. Certains se lancent dans un marathon, d’autres restaurent une vieille voiture… et puis il y a ceux qui se disent :

“Et si on faisait un saucisson tellement long qu’il faille une équipe entière pour le transporter ?”

Et honnêtement, pourquoi pas.

Une fabrication pas si simple : le boyau de tous les dangers

Faire une rosette géante, ce n’est pas juste multiplier les quantités et croiser les doigts. L’équipe a dû coudre entre eux des boyaux naturels pour obtenir cette longueur spectaculaire.

Le vrai casse-tête ?
Éviter que tout craque.

Parce qu’entre nous, voir 18 mètres de charcuterie partir en vrille au moment du transport, ce serait à la fois tragique et un peu burlesque. D’après les explications données par la famille, c’était même la principale inquiétude : que le boyau cède à plusieurs endroits.

Les principales difficultés

  • Assembler plusieurs boyaux naturels
  • Garantir la solidité de l’ensemble
  • Gérer le séchage d’une pièce beaucoup trop grande pour un séchoir classique
  • Déplacer l’ensemble sans catastrophe charcutière

On imagine facilement la scène : une dizaine de personnes alignées, avançant au ralenti, l’air concentré, comme si elles transportaient une œuvre d’art fragile… sauf que l’œuvre en question est une rosette géante.

Trop longue pour le séchoir, elle a dû sécher “en mode serpent”

C’est probablement mon détail préféré dans cette histoire : la rosette était trop longue pour entrer normalement dans le séchoir. Il a donc fallu la faire sécher courbée pendant environ trois semaines avant de la déplacer.

Aujourd’hui, elle traverse carrément la boutique. Oui, littéralement. On ne visite plus une charcuterie, on entre dans une sorte d’installation contemporaine dédiée au cochon.

📌 À retenir

  • Lieu : Saillagouse, dans les Pyrénées-Orientales
  • Longueur visée : près de 18 mètres
  • Temps de séchage initial : environ 3 semaines
  • Particularité : une rosette si grande qu’elle ne rentrait pas dans un séchoir classique

18 mètres, ça représente quoi exactement ?

Parce qu’un chiffre, c’est bien, mais une image mentale, c’est mieux.

ComparaisonEnviron 18 mètres
Une girafe couchée en file indienneBon, plusieurs, évidemment
Un bus urbain standardPresque la même longueur
La hauteur d’un immeuble de 5 à 6 étagesÀ peu près
Beaucoup trop de tranches pour un seul pique-niqueAbsolument

Autrement dit : on est très loin de la petite rosette qu’on pose discrètement sur une planche en bois avec trois cornichons et deux morceaux de comté.

Le meilleur dans l’histoire : elle sera vendue au centimètre

Et là, je dis bravo. Une fois sèche, cette rosette géante ne sera pas juste un exploit pour la photo ou pour faire le buzz : elle sera vendue au centimètre dans les prochains jours.

Rien que l’idée me fait sourire. Imaginez la scène :

— Bonjour, je vais vous prendre 30 centimètres, s’il vous plaît.
— Très bon choix, madame, ça vous fera un petit morceau de la légende.

C’est à la fois pratique, original et totalement dans l’esprit de cette aventure.

Une folie… mais pour une bonne cause

Le plus sympa dans cette histoire, c’est que les bénéfices ne vont pas simplement finir dans la caisse au nom de la gloire saucissonnée. L’argent récolté sera reversé à :

  • l’école de Saillagouse
  • la section sport de pleine nature du collège de Bourg-Madame

💡 Bon à savoir
Bourg-Madame est une commune voisine de Saillagouse, elle aussi située en Cerdagne, dans les Pyrénées-Orientales. On est donc sur une initiative très locale, ancrée dans la vie du territoire.

Autrement dit, ce défi avait beau être lancé “pour rigoler”, il a aussi une vraie dimension solidaire. Et ça, ça rend l’histoire encore plus savoureuse.

Pourquoi cette histoire plaît autant ?

Je crois que cette rosette géante coche toutes les cases de l’info insolite parfaite :

  • elle est visuellement incroyable
  • elle repose sur un défi familial
  • elle mélange savoir-faire artisanal et bonne humeur
  • elle a un but caritatif
  • et surtout, elle rappelle que la France peut encore surprendre le monde… avec de la charcuterie

Franchement, dans une époque où les actualités sont souvent plombantes, voir une famille unir ses forces pour battre son propre record de rosette, c’est presque poétique. Une poésie au porc, certes, mais une poésie quand même.

Ce que j’aime dans ce genre de défi “très terroir”

Il y a dans cette histoire quelque chose de profondément attachant. On parle souvent d’innovation comme si elle devait forcément passer par des robots, des applis ou des fusées. Mais parfois, l’idée la plus mémorable, c’est simplement de prendre un produit traditionnel et de le pousser dans des proportions totalement improbables.

Et au fond, cette rosette géante raconte aussi autre chose :
la fierté d’un métier, l’envie de s’amuser en famille, et le plaisir de partager quelque chose avec tout un village.

C’est absurde, oui. Mais c’est une absurdité joyeuse, généreuse, et franchement bien plus sympathique qu’un énième record sans âme.

Si un jour vous passez par Saillagouse, ne soyez donc pas surpris si la charcuterie locale vous donne l’impression d’entrer dans un épisode parallèle où le saucisson a décidé de voir les choses en grand. Et très honnêtement, je trouve que le monde tourne un peu mieux avec ce genre de folie douce.

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