Franchement, il y a des histoires où l’on se dit que la machine à café du service n’est finalement pas la source de bruit la plus gênante. Au Royaume-Uni, une infirmière spécialisée en santé mentale a été licenciée après avoir été accusée d’avoir eu plusieurs relations sexuelles sur son lieu de travail… avec un collègue. Oui, dans l’hôpital. Oui, pendant le service. Et non, ce n’était visiblement pas discret.
Sur BuzzDuSiecle.com, on voit passer des actus insolites du monde entier, mais celle-ci coche quand même plusieurs cases à la fois : bureau qui cogne contre le mur, collègue qui surprend la scène, planning arrangé pour se croiser plus souvent… et, à la fin, radiation pure et simple du registre professionnel. Ambiance.
Une scène digne d’une série… mais dans un vrai hôpital gallois
L’affaire s’est déroulée à l’hôpital Glanrhyd de Bridgend, au pays de Galles, donc au Royaume-Uni. Pour situer, Bridgend est une ville galloise située entre Cardiff et Swansea. Rien d’exotique façon île perdue, mais suffisamment loin pour que l’histoire nous arrive avec ce petit parfum de “mais qu’est-ce que je viens de lire ?”.
L’infirmière, identifiée comme Kate S., travaillait en intérim comme responsable d’unités de soins dans un centre sécurisé de réadaptation pour hommes. Selon les éléments relayés par la presse britannique, elle aurait entretenu des relations sexuelles avec un collègue à plusieurs reprises entre mars 2021 et janvier 2022.
Le détail qui a tout fait basculer ? Le témoignage d’une collègue, qui explique avoir entendu “le bureau cogner contre le mur” ainsi que des bruits sans équivoque. Disons qu’à ce niveau-là, on n’est plus dans la subtilité, mais dans la percussion administrative.
Ce qui lui est reproché, au juste
L’infirmière a reconnu avoir eu une brève relation avec un collègue du service, mais elle a nié avoir eu des rapports sexuels sur place, affirmant que la collègue qui l’accusait “inventait des histoires”.
Sauf que, d’après les médias gallois, les reproches ne s’arrêtent pas là. Le dossier disciplinaire mentionne aussi plusieurs comportements jugés problématiques :
- elle aurait modifié son emploi du temps pour travailler le plus souvent possible avec ce collègue ;
- elle se serait rendue sur un poste qui ne lui était pas attribué ;
- elle aurait refusé d’examiner un patient souffrant d’une éruption cutanée ;
- elle aurait traité un collègue de “fainéant” à propos de son travail administratif ;
- elle ne se serait même pas présentée à son audience d’aptitude à exercer devant l’organisme professionnel.
Autrement dit, le souci ne se limite pas à une romance mal placée. C’est l’ensemble du comportement professionnel qui a été examiné.
Pourquoi la sanction a été aussi lourde
Et là, il faut être clair : dans un hôpital, surtout dans une unité accueillant des patients vulnérables, la barre est très haute sur le plan éthique et professionnel. Le comité disciplinaire a estimé que son attitude était incompatible avec les exigences du métier.
Résultat :
- licenciement pour faute grave ;
- radiation du registre des infirmières.
📌 À retenir
Dans cette affaire, la sanction ne repose pas seulement sur une relation intime. Ce sont aussi les manquements professionnels, l’organisation du travail perturbée et l’atteinte à la confiance dans la profession qui ont pesé lourd.
La présidente du comité de discipline a d’ailleurs expliqué que cette radiation était nécessaire pour rappeler au public et à la profession les standards de comportement attendus d’une infirmière.
En France, ce serait automatique ? Pas si simple
C’est là que l’histoire devient intéressante, même pour nous, côté français. En droit du travail français, une relation sexuelle consentie entre collègues sur le lieu de travail n’est pas automatiquement une faute grave en soi. La vie privée reste protégée.
Mais — et c’est un gros “mais” — si cette relation entraîne un trouble concret dans le service, des négligences, un impact sur la sécurité, ou un manquement à la mission confiée, alors l’employeur peut sanctionner. Et dans un établissement de santé, on imagine facilement que la tolérance n’est pas exactement au niveau d’un open space où le plus grand drame de la journée est une yaourtière oubliée dans le frigo commun.
💡 Conseil d’expert
Dans les métiers du soin, la question centrale n’est pas seulement “qui a fait quoi avec qui”, mais surtout :
est-ce que cela a nui aux patients, à l’équipe, ou au fonctionnement du service ?
Le détail qui fait tiquer : et le collègue, dans tout ça ?
Beaucoup de lecteurs britanniques et français se sont posé la même question : si l’histoire se joue à deux, pourquoi l’infirmière est-elle la figure centrale de la sanction ?
C’est une interrogation légitime. D’après les éléments disponibles, le collègue concerné ne travaillait plus dans le service au moment où l’affaire a été largement relayée, ce qui explique peut-être pourquoi l’attention s’est concentrée sur elle. Mais sans accès au dossier disciplinaire complet de l’autre salarié, impossible d’affirmer qu’il n’a subi aucune conséquence.
ℹ️ Bon à savoir
Dans ce type d’affaire, les sanctions peuvent différer selon :
- le statut exact des personnes ;
- leurs responsabilités respectives ;
- les autres fautes relevées dans leur dossier ;
- et le moment où les faits sont examinés.
Une histoire absurde… mais pas anodine
On pourrait rire du “bureau qui tape contre le mur” — et, soyons honnêtes, l’image est difficile à oublier. Mais derrière l’aspect insolite, il y a un vrai sujet : dans les professions de santé, la confiance du public repose énormément sur le sérieux, la disponibilité et le respect des règles.
Quand une relation personnelle déborde au point de perturber le travail, surtout dans un service hospitalier, ce n’est plus une simple anecdote croustillante. C’est un problème professionnel.
Le récap en une minute
| Élément | Ce qu’on sait |
|---|---|
| Lieu | Hôpital Glanrhyd, à Bridgend, au pays de Galles |
| Profession | Infirmière spécialisée en santé mentale |
| Faits reprochés | Relations sexuelles présumées sur le lieu de travail, planning arrangé, autres manquements professionnels |
| Période évoquée | Entre mars 2021 et janvier 2022 |
| Déclencheur | Témoignage d’une collègue ayant entendu le bureau “cogner contre le mur” |
| Sanction | Licenciement pour faute grave et radiation du registre des infirmières |
Au final, cette histoire nous rappelle une règle simple : au travail, mieux vaut faire bouger les dossiers que les bureaux contre les murs.
