20 avril 2024
Eurovision 2024 : Quand l'Espagne transforme la "chienne" en renarde et secoue le cocotier !

Eurovision 2024 : Quand l’Espagne transforme la "chienne" en renarde et secoue le cocotier !

Ah, l’Eurovision, ce merveilleux concours où la musique rencontre le kitsch et où chaque pays tente de briller plus que son voisin avec des chansons qui, parfois, défient toute logique. Cette année, c’est l’Espagne qui a décidé de mettre le feu aux poudres, et pas avec n’importe quelle chanson : "Zorra", interprétée par le duo explosif Nebulossa. Mais attention, derrière ce titre qui peut évoquer une adorable renarde se cache une polémique à faire rougir un torero !

"Zorra" : Entre hommage et scandale

Maria Bas et Mark Dasousa, alias Nebulossa, ont choisi de défendre les couleurs de l’Espagne avec une chanson dont le titre a de quoi faire dresser les oreilles. "Zorra", littéralement "renarde" en espagnol, peut aussi, selon le contexte, être traduit par "traînée" ou, pour les plus audacieux, "chienne". Une dualité linguistique qui a immédiatement allumé la mèche d’une polémique explosive.

Maria Bas, 55 ans, clame haut et fort : "On m’a souvent qualifiée de traînée. Ce titre est une manière de transformer ce mot en quelque chose de beau". Un pied de nez aux préjugés sexistes, avec des paroles qui ne laissent pas de marbre : "Si je sors seule, je suis une traînée. Si je m’amuse, je suis encore plus une traînée. Si je fais la fête jusqu’à ce que le jour se lève, je suis la plus grosse des traînées". Un message fort, qui n’a pourtant pas convaincu tout le monde.

Un débat national, voire international

Les associations féministes espagnoles ont crié au loup, estimant que la chanson véhiculait une image dégradante de la femme. Le Mouvement féministe de Madrid a même qualifié la chanson de "véhicule de la misogynie". Mais que nenni, le gouvernement espagnol, avec à sa tête le Premier ministre Pedro Sanchez, a volé au secours de "Zorra", affirmant que "le féminisme n’est pas seulement juste, mais aussi divertissant".

Ana Redondo Garcia, la ministre de l’Égalité, a même décrit la chanson comme "drôle" et "rompant les stéréotypes". Et il semblerait que le public espagnol soit du même avis, puisque "Zorra" a raflé la mise lors de la soirée de sélection, avec 17,31 % des votes. De quoi faire taire les critiques ? Pas sûr, mais une chose est certaine, l’Eurovision 2024 s’annonce déjà haut en couleur !

L’UER entre en scène

L’Union européenne de radiotélévision, gardienne du temple Eurovision, a finalement tranché en faveur de la chanson, affirmant comprendre qu’il existait "beaucoup d’interprétations du titre". "Zorra" pourra donc bel et bien concourir en mai prochain en Suède, prête à déchaîner les passions… et peut-être à remporter le trophée ?

En attendant, chez BuzzDuSiecle.com, on se délecte déjà de cette polémique savoureuse qui prouve, une fois de plus, que l’Eurovision est bien plus qu’un simple concours de chanson. C’est une arène où se jouent les passions humaines, les débats de société… et où, parfois, une "chienne" peut se transformer en renarde, le temps d’une chanson.

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